Jean-Marie Le Bris est connu pour avoir probablement accompli un vol plané, à bord de l'Albatros, à une date inconnue située entre 1858 et 1861, et ne pouvant en aucun cas être précisée davantage (certainement pas en "décembre 1856" comme malheureusement cela est très souvent écrit. L'envol aurait eu lieu à partir de la montagne de Sainte-Anne-Le-Palud, à Plonévez-Porzay, haute de 60 m, face au vent du large, s'il a réellement eu lieu (ce qui à ce jour est encore discutable). Tous ses essais ont eu lieu à partir de différents points élevés situés autour de la Baie de Douarnenez. L'anecdote, trop souvent rapportée, d'un cocher soulevé par la corde de traction du planeur, est une pure fiction extraite d'un roman publié après la mort du pionnier ("Les Grandes amours" par La Landelle en 1878) et devenue légende. De même, absolument aucune source, pas même les témoignages ultérieurs de ses proches, ne permet d'affirmer qu'il ait un jour fait un essai à partir d'un terrain plat.
9 Octobre 1890
Dans le parc du château d'Armainvilliers, près de Gretz en Seine-et-Marne, l'inventeur français Clément Ader réussit à faire décoller un appareil de sa conception baptisé Eole. Propulsé par un moteur à vapeur, cet aéroplane rudimentaire qui ne possède aucune commande, accomplit un saut de puce sur une cinquantaine de mètres à 20 cm du sol. Pour rappeler l'expérience, les aides d'Ader enfouirent à l'endroit où l'Eole quitta le sol des blocs de charbon qui furent déterrés en 1937. Le vol d'Ader n'en est pas tout à fait un dans la mesureoù ce précurseur ne réussit pas à contrôler son appareil.
Janvier 1894
Dans sa propriété du Kent (Royaume-Uni), Sir Hiram Maxim expérimente un aéroplane de grandes dimensions installé sur deux voies ferrées. Cette machine parvient à se soulever légèrement mais elle est détruite au cours du troisième essai. Cette expérimentation, pour intéressante qu'elle soit, n'aura cependant qu'une influence tout à fait mineure sur le développement des plus lourds que l'air en Europe.
12 Octobre 1897
Poursuivant ses expériences, Clément Ader présente devant une commission de l'Armée française son Avion n°3. Grâce aux crédits que lui accorde le ministère de la Guerre, l'inventeur parvient à mettre au point un aéroplane doté d'hélices contrarotatives inspiré en partie de l'Eole de 1890. Les essais conduits devant le Général Mensier se révèlent décevants et le pionnier français perd l'appui des services officiels. Il décide alors d'abandonner définitivement ses travaux.
Janvier 1898
Création de l'AéroClub de France qui jouera un rôle capital dans le développement de l'aéronautique.
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